Accompagner son bébé jusqu’à la position debout

Dans les précédents articles, nous avons abordé comment accompagner bébé dans son développement psychomoteur sur le ventre, dans ses retournements, jusqu’à la station assise. Nous allons maintenant voir comment l’accompagner jusqu’à la position debout, et pour cela quoi de mieux que d’observer directement bébé?

L’accès au redressement et à la verticalité est une étape très attendue chez tout parent, les prémices à la marche.
Depuis plusieurs mois, au sol, l’enfant explore ses appuis par les retournements, le ramping ou le 4 pattes, et cherche petit à petit la verticalité. Il expérimente, encore et encore. Il est félicité par l’adulte et soutenu, encouragé dans ses expériences sensorimotrices. Il se muscle, apprend à gérer ses déséquilibres et à se rattraper en tout sécurité. Par un savant mélange d’enroulement de l’axe, et de rotations des ceintures (épaules et bassin), il finit par trouver des appuis stables qui lui permettent de se redresser jusqu’à la station debout en poussant sur ses jambes. Son corps entier est en action à la recherche des bons appuis et de son équilibre. Il peut alors expérimenter le monde d’une vue nouvelle.
Il affine encore son redressement en adoptant ensuite la position du « chevalier servant ». Petit à petit il lâche une main, et attrape un jeu qui est à portée, voir commence à se retourner pour attraper un objet présenté sur le côté, ou vous regarder (il dissocie le haut et le bas du corps, déverrouille ses articulations et gagne en fluidité de mouvement).

Lorsqu’il contrôle un peu plus son équilibre, il pourra adopter la « position de l’ours » et se relèvera sans autre appui que le sol.

Alors concrètement, comment accompagne t’on son bébé vers cette nouvelle acquisition? L’adulte aménage l’environnement et favorise les conditions pour que l’enfant puisse être acteur de son développement. Pas question de hisser l’enfant, l’adulte va plutôt lui permettre de trouver les justes appuis au sol, d’expérimenter. On proposera des supports à différentes hauteurs pour l’aider à se redresser.
On favorisera la mise en place des “niveaux d’évolution motrice” en l’accompagnant dans sa motricité spontanée plutôt que de le mettre dans des situations où l’enfant serait “coincé” et passif.

WAROQUIER Céline, psychomotricienne D.E

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